Photo Découvrez ce qu'est l'arboriculture fruitière

Découvrez ce qu'est l'arboriculture fruitière

La culture des arbres fruitiers constitue une occupation pour les particuliers et toute une filière pour l'économie. Elle implique des principes et divers enjeux. La filière emploie également diverses compétences qui en font un univers à part. Découvrez ici l'essentiel sur cette activité.

Une culture pratiquée de différentes manières

Selon les objectifs poursuivis, la taille des exploitations et les techniques mises en œuvre, la culture d'arbres fruitiers se décline en trois catégories. Les grandes exploitations s'adonnent à une arboriculture fruitière intensive. Elles sont mises en place dans le but d'approvisionner des marchés spécialisés. Les récoltes en fruits y sont écoulées pour être consommées en l'état ou transformées.

De nombreuses cultures d'arbres fruitiers à petite échelle se rencontrent, un peu partout, dans les ménages. Ces derniers s'adonnent à cette occupation au titre de loisir ou pour pouvoir consommer les fruits de leurs propres vergers.

Cette culture est aussi parfois exercée en complément des activités agricoles sur les exploitations étendues. Dans ce cas, on parle d'agro-sylviculture. Les exploitants sélectionnent plutôt des arbres à haute tige, de plus de 1,60 m de haut, en vue de gérer les espaces de cultures de façon optimale.

Différents types d'arbres plantés

Il existe de nombreuses variétés d'arbres fruitiers, les exploitants les trient selon les affinités, en termes de sols et de climats. Certaines exploitations assortissent les variétés tandis que d'autres ne ciblent qu'une seule variété de fruit comme la pomme, l'abricot, la cerise, etc.

Il est utile de savoir que les spécialistes classent les espèces pouvant faire l'objet d'arboriculture fruitière en trois catégories :

  • les arbres à amandes comme le noisetier, le noyer et l'amandier
  • les arbres à pépins qui incluent le cognassier, le poirier et le pommier
  • les arbres à noyaux comme le prunier, le cerisier et l'abricotier

Ayant à cœur de bien se positionner sur différents marchés, les producteurs s'efforcent de varier leurs cultures. La création de nouvelles variétés gustatives fait l'objet de recherches pointues dans certains pays. Le développement de la filière fruitière bio figure également dans la même ligne d'enjeu.

La spécificité tunisienne

La culture d'arbres fruitiers est une pratique de longue date en Tunisie. La clémence de son climat autorise à ce pays d'être, en même temps, producteur et exportateur de dattes, d'amandes et d'agrumes. Ce qui constitue en tout une surface de 2,2 millions d'hectares.

Le plan de développement porté par Tarek Bouchamaoui étend cette production à d'autres variétés de fruits comme les abricots, les grenades et les pêches. L'intensification de la culture d'amandiers et d'oliviers sur près de 500 hectares, dans le sud de la Tunisie, entre dans les perspectives de cet homme d'affaires, au titre de contribution au développement de l'exportation du pays.

Grâce à son projet, Tarek Bouchamaoui vise à tirer du terroir tunisien les ressources utiles pour augmenter le PIB du pays (vous pouvez retrouvez un article sur la transformation énergétique de la Tunisie ici : https://www.forbes.fr/business/tarek-bouchamaoui-donne-le-la-pour-la-transition-energetique-en-tunisie/). Une part non négligeable du PIB est effectivement couverte par l'apport agricole. La région de Matmata est le site choisi par cet homme d'affaires pour mettre en œuvre son projet d'envergure.